Civ - Artland + Actualité de la réforme système

MJ Iris - Cadre gaslight & paranormal orienté investigation.
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Iris
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Civ - Artland + Actualité de la réforme système

Message : # 276Message Iris
23 mars 2011, 14:35

SOMMAIRE

1 - Présentation générale d'Artland
2 - Être Artlandais
3 - ...

_________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________

1.1 - QU’EST-CE QU’ARTLAND ?

Présentation d’Artland

Artland est une nation insulaire dont le territoire est constitué d’une île principale d’une taille comparable à la Grande-Bretagne agrandie, accompagnée d’un archipel d’îlots froids à l’image des Shetland au nord et presque méditerranéens au sud. Le pays fut fondé par des immi-grants se mêlant aux populations locales et s’unissant autour du rêve d’une nation dirigée vers le progrès, la reconnaissance du mérite, le développement des sciences et des savoirs, le tout dans une réflexion globale et à long terme, dans le respect de l’individu et du groupe à égalité. Actuellement, le niveau technologique du pays peut être comparé à l’Europe de la fin du XIXe et du début du XXe siècle, selon les domaines, avec pour principales sources d’énergie, le charbon et le gaz naturel des gisements du pays. Socialement, l’égalité de droit est reconnue entre hommes et femme et le régime est celui d’une démocratie représentative reconnaissant les associations. Idéologiquement, le pays se distingue par un athéisme et un matérialisme net et pragmatique. La morale et l’éthique sont donc basées sur la philosophie et la valorisation de la survivance de la mémoire au travers de la réussite de la société dans son entier.

Inspirations

Littérature

A la base de la civilisation artlandaise se trouve la littéra-ture du XIXe siècle, romantique, gothique et policière prioritairement. Le fantastique et le surnaturel sont abordés ainsi que dans les romans de Bram Stocker ou Stevenson, ou encore Maupassant. Certaines figures littéraires médiévales ou du théâtre élisabéthain sont de bonnes bases, ainsi la figure de Lady Macbeth ou de Richard III.

Littérature pour enfant

La littérature pour enfant modèle de l’époque victorienne est empreinte d’une certaine féerie et de morale, d’exemplarité, de patience et d’épreuves. Il est possible de puiser à la fois dans les classiques à lire au premier degré que dans les parodies décalées et absurdes. Les deux registres sont à même d’être utilisés pour des aventures de jeunes artlandais ou la rencontre du merveilleux.
Aperçu a écrit :Frances Eliza Hodgson Burnett (1849-1924). Marquée par la mort de son père qui jeta sa famille dans la misère, elle commença à écrire des histoires ayant pour point commun l’enfance. La mort de son fils de la tuberculose amena dans son œuvre le thème de la perte de l’enfant. Elle est connue comme pionnière du roman d’apprentissage pour enfant.
  • Le jardin secret : Une fillette qui n’a jamais appris à pleurer ni rire devient orpheline aux Indes et est confiée à son oncle. Celui-ci vit dans un deuil profond depuis la mort de son épouse, craignant d’aimer son fils et de le perdre à son tour. Le château et le domaine sont comme morts. Guidée par un rouge-gorge, la fillette découvre un jardin secret resté fermé et abandonné depuis la mort de sa tante. Avec l’aide d’un garçon qui parle aux animaux, elle ramènera la vie et l’enchantement dans ce jardin, et de là, pour tous les habitants du château : le fils du domaine qui apprend à marcher, le seigneur réapprend à sourire et à aimer.
  • La petite princesse : Sarah Crewe est la fille d’un riche homme d’affaires qui la place en pension ; il meurt, et ses biens sont gérés par son associé dont la trace est perdue ; la fillette de 11 ans perd tout et devient une servante maltraitée à la mesure de sa précédente richesse. Intelligente, pleine d’imagination et de compassion en dépit de tous ses malheurs… Elle finit par attirer la pitié d’un mystérieux voisin qui ne découvre que lorsqu’elle a 13 ans qu’elle est la fille de son défunt associé, celle qu’il cherchait désespérément à retrouver.
  • Le petit Lord : Cédric est le fils d’un héritier de lord anglais déshérité pour avoir épousé une roturière américaine. Son père décède, son grand-père alors rappelle son petit-fils chez lui, tout en refusant de voir sa belle-fille. Avec le temps, Cédric démontre qu’il a de grandes qualités humaines et un solide bon sens, poussant son grand-père à gagner en humanité et à accepter sa belle-fille au château.
Lewis Carroll de son vrai nom Charles Lutwidge Dodgson (1832-1898). Professeur de mathématiques, ordonné pasteur, il écrit les Aventures d’Alice au pays des mer-veilles (1865) puis De l’autre côté du miroir (1872).

L’univers qu’il décrit est placé sous le signe d’une féerie sans fées, mais incluant des rois, reines et animaux ayant un comportement humain. Il ajoute des pièces d’échec et des cartes à jouer vivantes, ainsi que des personnages directement tirés de comptines pour enfants : Humpty-Dumpty, les jumeaux Tweedledum et Tweedledee. Jeux verbaux, chansons, devinettes jalonnent le récit tandis que la parodie est omniprésente : les personnages font en quelque sorte le contraire de ce qu’on attend d’eux. Par ailleurs le nonsense feint de laisser espérer au lecteur une explication logique puis traîtreusement trompe ses habitudes de pensée. Alice est en porte à faux dans le pays des merveilles comme Charles Dodgson l’était dans la réalité. Elle fait tout à rebours ou à contretemps de ce qui est convenable sur un plan social. Elle est toujours trop grande ou trop petite et a conscience de son inadaptation. La reine blanche l’accuse carrément de vivre à l’envers et lui conseille d’apprendre à croire à l’impossible. Mais au contraire de Charles Dodgson qui subissait la réalité, Alice ose se rebeller contre celui de l’anormalité. Elle est hardie et sereine, la projection idéalisée de son auteur.
Inspiration : peinture

Les peintures de tout le siècle sont autant de sources d’inspiration : Kaspar David Friedrich pour des paysages somptueux, sauvages, glacés, inquiétants et merveilleux ; Monet pour la lumière changeante des campagnes ou de la mer ; les néo raphaélites dans leur ensemble pour leur symbolisme fasciné par les mythes, relus à l’aune des préoccupations d’un siècle largement obsédé par la sexualité et l’irrationnel chaotique sans pouvoir l’assumer ouvertement.

Inspiration : mythes contemporains

Des figures du XIXe siècle sont devenues de véritables mythes, ainsi la vie de bohême, ou bien la figure du dandy, mais aussi l’Unterwelt, ce monde mythifié d’une pègre fonctionnant comme une société parallèle pouvant dissimuler même des criminels non humain, un deuxième monde, fascination qui peut se rapprocher de la racine d’univers comme le Monde des Ténèbres. Il faut ajouter les angoisses relatives aux grandes villes anonymes, aux crimes sadiques, à l’avancée d’une science déshumanisée, la peur de l’autre, des angoisses qui ont été largement développées dans l’œuvre de Lovecraft et par la suite dans l’univers de jeu de l’Appel de Cthulhu. La passion de certains pour le paranormal permet d’explorer les mythes liés aux fantômes, aux ectoplasmes, les possibilités de communiquer avec eux via ondes radio ou médiums.

L’intérêt d’Artland en tant que tel

Par rapport aux autres univers de jeu qui utilisent un cadre victorien ou « by gaslight », l’intérêt d’Artland est sa plus grande liberté, ne serait-ce que pour les personnages féminins qui ne sont pas contraints à des anachronismes tirés par les cheveux pour pouvoir agir dans un temps qui leur est hostile (pression sociale, interdiction d’accès à l’université, incapacité juridique, salaire de moitié égal à celui d’un homme…).

Un second avantage, concernant tous les Joueurs, est qu’Artland est vivant, son histoire n’est pas encore écrite, selon leurs actes et leurs décisions, les PJs peuvent contribuer à changer les choses, réaliser des découvertes scientifiques, mener des expéditions lointaines pour faire la lumière sur les rumeurs de continents inconnus, expliquer de manière rationnelle les nombreux mystères généralement qualifiés de « paranormaux ».

D’un point de vue pratique pour le MJ, Artland présente l’intérêt d’avoir une technologie et un cadre de vie dont des éléments empruntent à la période 1850 à 1930, soit donc une marge de manœuvre souple selon la volonté de mettre à disposition certaines armes « en avance », ou même d’introduire d’authentiques technologies steampunk extraordinaires en s’appuyant sur les mutagènes ou des sources d’énergies étranges puisées dans les profondeurs océaniques.

De même, sous l’angle des ambiances possibles ou des sources de mystères disponibles, Artland dispose de comptoirs commerciaux dans de nombreuses contrées, permettant l’importations de marchandises variées, mais aussi de connaissances, de mythes et d’artefacts sacrés ou enchantés, coupés de leur contexte, mêlés à de nombreuses autres pièces dans les collections privées ou publiques des musées, offrant un charme exotique et entouré de mystères.



1.2 - THÈMES MAJEURS EN ARTLAND

De base, la civilisation artlandaise se prête principalement aux enquêtes. Celles-ci sont des affaires de toutes sortes, rationnel ou surnaturel.

Artland – Raison Souveraine

Meurtre en famille : typique des romans d’Agatha Christie et plus largement des romans policiers anglais, avec des indices, des alibis, des mensonges, des secrets de famille, des identités empruntées et des héritages convoités. D’un point de vue technique d’ailleurs, le droit artlandais est conçu d’une manière qui « encourage » presque à se débarrasser en un temps limité, de toute sa famille pour récupérer le pactole quand bien même on ne serait héritier en principe que de la première victime.

Meurtre sordide : les annales criminelles sont pleines d’affaires épouvantables, révélant le pire de l’humanité, les romans en ont créé d’autres, et les investigateurs artlandais pourraient fort bien travailler sur des cas de crimes de serial killer que d’enlèvements mystérieux, d’époux trop souvent veufs, d’industriels devenus trop soudainement riches…

Pittoresque : variante humoristique de l’enquête et de l’investigation, il est parfaitement possible d’avoir à faire la lumière sur des problématiques amusantes, ou a priori sans gravité. Certains personnages se sont faits une spécialité d’aider des personnes tout à fait normales à trouver le moyen de sortir de l’ennui infini dans lequel elles vivent, ce qui implique au final de jouer les deus ex machina, réfléchir à leur psychologie et aux manières d’organiser une solution aventureuse et presque magique pour leur redonner le goût de vivre.

Économie et sciences : dans un pays capitaliste où l’industrie est au cœur de la richesse, où les inventeurs sont valorisés, les intrigues sont nombreuses entre an-ciens associés devenus chefs d’entreprises concurrents, espionnage industriel, vol de brevet d’invention, négocia-tions secrètes de contrats avec le gouvernement pour l’équipement de l’armée, ou encore l’organisation de grandes expéditions d’exploration en vue de découvrir de nouvelles ressources, des mines riches, des matières inconnues…

Pouvoir de la presse : des journalistes militants peuvent trouver leur intérêt à faire la lumière sur des injustices locales, des manquements graves aux normes de sécurité, prouver la corruption de tel fonctionnaire, établir les exactions des hommes de tels industriel à l’étranger, découvrir la vérité derrière un fait divers particulier et trop rapidement étouffé… Le style de jeu orienté sur le « pouvoir de la presse » vise à mettre au jour les secrets qui ne relèvent pas purement de la vie privée, il requière de l’initiative, de l’astuce et de la persévérance, avec la nécessité de rester autant dans la légalité que possible, malgré les gros bras engagés par un riche homme d’affaires, ou bien la surveillance de la sécurité intérieure qui trouve que les journalistes fouinent un peu trop près du secret défense et des affaires d’espionnage…

Paranormal et surnaturel

Gothique : un fantastique sombre, inquiétant, paraissant fatal et inéluctable, somptueux, tragique, souvent non dépourvu d’érotique, le gothique aime les brumes et les ruines, les passages secrets, les souterrains, les horreurs derrière le masque de la vertu. Il peut être question de vampires, de fantômes, de possession, d’esprits sauvages et furieux, de vieux dieux païens bafoués…
Merveilleux urbain : sous un angle moins sombre, moins inéluctable, la présence d’éléments magiques en Artland peut-être traitée à la manière d’une présence constante, une ombre dans le coin de l’œil, des murmures dans les brumes, des chemins de traverses, des gestes rituels qui permettent de rejoindre ces étranges demi-mondes d’horlogeries ou bien d’Alice, son pays de Merveilles, éventuellement assombries, passées à la fumée des usines qui nimbent certaines régions d’une pollution permanente, preuve que même dans les villes apparemment impersonnelles, il y a de l’espoir, de la créativité et du rêve. Cependant, il ne faut pas oublier que les êtres éveillés ou initiés et ceux de nature merveilleuse, peuvent avoir des approches et des logiques très différentes, certaines « fées » tenant presque des démons, et certaines créatures de la nuit pouvant demeurer paisibles et bienveillantes.

Spiritisme : les médiums, rêveurs lucides et initiés de cercles gnostiques vivent à mi-chemin entre le monde matériel et des dimensions spirituelles dont ils cherchent à tirer les enseignements, pour certains au risque de devenir fou, pour d’autres en se plaçant dans une relation de don et contre-don, à même d’apprendre des vérités troublantes sur les futurs possibles et à devoir déterminer comment agir quand on « sait », se rendre compte que la connaissance ne rend pas nécessairement l’existence plus facile et qu’elle présente des défis inattendus.
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2 - Être Artlandais

Message : # 277Message Iris
23 mars 2011, 14:40

2.1. QUI SONT LES PJS ?

Le point commun de tous les PJs est d’être des artlandais comme les autres. Leurs attributs, compétences, dispositions ou efficiences de base sont le fruit de leurs goûts et de leur vécu. L’essentiel en fait est qu’ils aient envie de se lancer dans une vie aventureuse, qu’ils y trouvent une satisfaction en tant que telle. Le détail du profil idéal varie selon les scénarios, plusieurs étant parfois possibles :
  • Bande d’enfants orphelins : liés par l’amitié et le placement dans le même établissement
  • Initiés : liés par la connaissance de la magie et des di-mensions spirituelles, éventuellement par un même guide ou mentor, et cherchant à promouvoir un objectif conforme à leur quête d’élévation
  • Enquêteurs professionnels : détectives privés au sein d’une même agence, donc liés professionnellement par intérêt et possiblement par amitié
  • Fan de paranormal : liés par une même passion des événements hors normes et se retrouvant par véritable goût de l’aventure. Les fans de paranormal peuvent être des jeunes, des curieux, des amis, ou de véritables scien-tifiques de style « Ghostbusters »
  • Section de Hellsing : section de la sécurité intérieure artlandaise chargée d’enquêter sur les « affaires non classées », les « X-Files » ou tout problèmes présentant des aspects de bizarreries telles qu’il faut envisager un éventail de connaissances et compétences plus large que pour une enquête classique
  • Proches : personnes ponctuellement liées à un fait divers car connaissant au moins un protagoniste essentiel, et pouvant par la suite continuer les investigations en devenant des Enquêteurs, des Initiés ou des Fans de paranormal. Profil surtout utile pour un scénario unique et ponctuel, ou bien pour démarrer une campagne en introduisant éventuellement en douceur l’univers du jeu.
NOMS
  • Féminin : Éléonore. Moira. Michelle. Mathilde. Marianne. Elise. Alice. Gwendolyn. Anne. Alcée. Virginie. Abigaïl. Anne. Élisabeth. Charlène. Lucie. Louise. Ameline. ...
  • Masculin : Adhémar. Kyle. Jean. Louis. Alastair. Virgile. Julien. Ri-chard. Alix. Osberth. Eugène. William. Ernest. Keith. Cyprian. Carlyle. Camryn. Airton. ...
  • Famille : Angleviel. Deyts. Grémonville. Kant. Apostat. Sorel. Villey. Massey. Séon. D’Anethan. Temple. Masham. Shakelton. Getty. Emsley. Cook. ...
UNE JOURNÉE TYPIQUE

Matin

L’Artlandais qui travaille se lève entre 6h et 8h le matin. Selon son niveau de vie, il doit allumer lui-même le feu du poêle à bois ; laisser ses domestiques s’en charger ; ou bien ne pas s’en soucier car recevant le gaz à domicile. Disposer du gaz permet de bénéficier d’un chauffage constant en même temps que de pouvoir rapidement allumer sa cuisinière.

Le petit déjeuner est copieux et constitue dans les familles un moment convivial. Au menu, du thé, du café ou du chocolat chaud avec du lait pour la boisson ; des œufs au bacon ou du muesli pour la nourriture. Selon les régions, il peut y avoir des variations, avec du poisson fumé, ou de la soupe, ou bien du pain avec des garnitures sucrées ou salées…

La matinée est consacrée aux devoirs de la maison : paiement des factures, dépôt des déchets triés et ramassés par des entrepreneurs, réponse aux courriers, courses, inventaires…

Après-midi

Le déjeuner est généralement léger, en particulier pour les personnes qui travaillent. C’est un repas fonctionnel, beaucoup déjeunent dans de bistrots, restaurants ou en commandant à des vendeurs ambulants, de crêpes ou de beignets principalement.

L’emploi du temps diffère selon les jours de la semaine. L’organisation du travail en Artland admet pour chaque travailleur une durée de deux journées consécutives et entières de temps libre et de repos. Le temps de travail quotidien est limité à 8h au plus. L’ensemble de la société est organisée de manière à ménager du temps « libre » durant lequel le citoyen peut se cultiver ou se détendre. L’après-midi est un temps privilégié pour les activités de plein air, les sorties à la campagne, dans les zoos ou les musées.

Soirée

Le repas du soir est le plus solennel, dans les grandes maisons, les convives se présentant habillés en tenues de soirée. La vie nocturne existe essentiellement dans les villes, avec des spectacles variés : concerts, théâtres, opéras, conférences, ballets… Dans les campagnes, les nuits sont calmes mais les sorties ne sont pas exceptionnels, donnant l’occasion à la communauté de se retrouver pour des bals, des spectacles ou kermesses.
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Documentation

Message : # 5889Message Iris
23 oct. 2011, 19:27

Minute inspiration : pour ceux qui sont sur Paris il y a actuellement et jusqu'à mi-janvier une exposition du Musée du Quai d'Orsay intitulée "Beauté, morale et volupté dans l'Angleterre d'Oscar Wilde". Elle porte sur le mouvement esthétique qui cherchait à s'émancipait du matérialisme des années 1860-1890 au travers d'une idéalisation de l'art et de la beauté.
  • Intérêt n°1 : c'est joli tout court et méconnu, et intéressant :-)
  • Intérêt n°2 : en terme de style (déco d'intérieur, bijoux, créations...) c'est une source évidente pour Artland
  • Intérêt n°3 : la réflexion matérialisme-laideur // beauté-art, la recherche d'une élévation, d'une esthétique poétique et mystérieuse par aspect, fait écho à la fois à des questions actuelles et à certaines problématiques abordées en jeu
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FIM-Artland

Message : # 6641Message Iris
02 févr. 2012, 14:01

Bonjour,

Un petit post pour signaler que Artland est une catégorie en soi sur mon blog (http://iris-d-automne.over-blog.fr/arti ... 31603.html) où je m'efforce d'apporter un éclairage de fond, sur comment ce cadre a vu le jour par exemple ; et à côté de ça, présenter des points particuliers, des détails, sortes d'aides de jeu. Je pense notamment à préciser les coûts de l'immobilier pour une certaine Séraphine Uriel ( :lol: ), et je songe à faire un point sur les usages relatifs aux invitations, dîners, bref de petites choses qui pourront figurer en double dans cette section du forum et sur le blog,


A suivre,


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Journée de travail

Message : # 6975Message Iris
04 mars 2012, 15:27

Côté pratique, des données sur le rythme de la journée artlandaise et les visites :


Ces données servent notamment à signaler les nombreux aménagements envisageables qui permettent à un PJ d'avoir une "vraie vie" en dehors de ses aventures. La tendance des PJs est à choisir des professions libérales ou carrément l'oisiveté, mais la liberté et les loisirs sont intégrés à l'organisation de la vie de la société, d'autres options sont donc tout à fait possibles !...

... même si jouer le clerc d'un notaire n'est pas forcément le statut le plus glamour qu'on puisse imaginer ! :lol:

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Autours des genres de scénarios possibles

Message : # 9006Message Iris
25 août 2012, 14:24

Salut,

Post pour signaler trois articles de blog pour donner une idée plus claire des thèmes artlandais et styles de scénarios possibles :

Bien d'autres choses à publier à l'avenir mais mettre en forme trois articles prend déjà un peu de temps, je le ferais une prochaine fois ;)
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Autour de la bohème

Message : # 9029Message Iris
26 août 2012, 17:20

Hello !

La vie de bohème, les artistes, la marginalité, la misère joyeuse... C'est le thème de l'article de blog du jour : http://iris-d-automne.over-blog.fr/arti ... 38263.html

L'idée est de monter d'une part que l'ambiance de ce monde est moins "rose" qu'on ne pourrait l'imaginer, mais aussi qu'il peut s'agir d'un moyen pour les PJs de se rencontrer, de partager des valeurs communes, ou de trouver aussi des ennuis d'ailleurs...


Quelques références en cours de texte aux vesmeri... il faudra que je prenne un jour ou l'autre mon courage à deux mains pour faire le point sur leurs caractéristiques, croyances, mode de vie... bref, ce qui les rend utilisables par des Joueurs !


A suivre...

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Re: Civ - Artland

Message : # 9300Message Iris
15 sept. 2012, 20:53

Quelques nouveaux articles... Sur des thèmes a priori peu glamour : justice pénale et prison ! ...


J'ai néanmoins bon espoir que les roublards et personnages un peu marginaux y trouvent de quoi les intéresser :

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Indications en jeu sur la philosophie & l'éducation

Message : # 11037Message Iris
26 déc. 2012, 20:17

Des Savants touche-à-tout

Une des grandes forces d’Artland est de faciliter l’accès au savoir spécialisé mais également transdisciplinaire, de sorte qu’il est possible pour tout esprit curieux d’apprendre à connaître le monde avec des outils très différents qui permettront à sa pensée et ses travaux d’être d’autant plus féconds. La frontière entre lettres et sciences n’est pas étanche et il n’est pas exceptionnel que tel mathématicien se plaise à présenter ses travaux sous une forme poétique.

Matières fixes, cardinales et mutables

En Artland sont considérées trois formes de matières pouvant être enseignées :
  • Matières fixes : elles sont essentielles à la vie en commun. Leur importance est déterminante durant l’instruction primaire et porte prioritairement sur l’alphabétisation des populations, nécessité donc de savoir lire et écrire ; puis savoir compter ; à quoi s’ajoute l’instruction civique comportant la morale & l’éthique, un peu d’histoire, d’économie, de science et de droit.
  • Matières cardinales : elles sont très liées à la politique de développement de la population artlandaise et par là sont susceptibles de propositions dynamiques, de débats, de changements les plus fréquents. Les matières cardinales visent l’établissement et le développement de la culture générale. Il s’agit donc d’encourager le développement de la logique, du sens critique, du goût, de la créativité, de l’expérimentation, de l’apprentissage autodidacte, du dé-bat… Une infinité de matière sont mises en avant pour ce faire, avec des modes et des permanences et des insistances sur tel ou tel domaine. Les permanences cardinales sont : culture de la langue (rhétorique, artlandais, langues étrangères ou anciennes, théâtre…), sciences humaines (histoire artlandaise, archéologie, archivistique, géopolitique, ethnologie, anthropologie…), culture du présent (droit, économie, suivi de l’actualité, politique, cours de maintien…), culture artistique (danse, musique, chant, dessin, histoire de l’art…), culture scientifique (mathématiques, physique, géologie, météorologie, biologie, zoologie, botanique, médecine, chimie…), sport.
  • Matières mutables : comble de la liberté et de la spéciali-sation. Les matières mutables sont celles qui sont enseignées dans les facultés et universités du pays. Il n’y a aucune limite de choix d’enseignement. L’établissement d’une chaire ou l’ouverture d’une faculté n’est soumis d’ailleurs qu’à peu de conditions : disposer d’un nombre de chercheurs pratiquant la discipline afin d’alimenter le rayon de la bibliothèque et d’assurer les cours ; trouver une source de financement ou une manière de répartir mieux les ressources actuelles.

Intention de la philosophie artlandaise

Philosopher vise à donner à la Raison toute sa dignité et la faire entrer dans tous ses droits, c’est secouer le joug de l’opinion, de l’évidence, et de l’autorité arbitraire. Les lumières de la philosophie et de la raison artlandaise visent à faire de l’individu humain une personne à part entière, adulte, sorti de sa minorité, entendue comme l’incapacité de se servir de son entendement sans la direction d’autrui. Il s’agit donc d’une disposition d’esprit visant le courage, la liberté et le sens des responsabilités.

La dignité humaine, une forme de religiosité

On ne peut transiger avec le respect de la dignité humaine, il s’agit en effet du seul espoir qui demeure dans une philosophie dénuée de dieux et de Salut. Artland a refusé de fuir la réalité en vivant dans des contes et légendes, mais cela implique de trouver une véritable solution à la peur de mourir, à la question du sens de la vie. Tous les Humains sont mortels. La seule chose qui est encore au pouvoir de la société est de veiller à ce que le temps de vie vaille la peine. Cela ne signifie pas s’immiscer dans les vies de chacun pour faire le bonheur d’un individu malgré lui. La dignité humaine est une garantie minimale qui permet au sujet d’agir sans nuire aux autres et en ayant les moyens de pouvoir se réaliser dignement. La dignité humaine est collective en ce qu’elle est garantie par la société artlandaise ; elle est individuelle en ce qu’elle répond aux plus nobles souhaits de chacun distinctement. Un ermite peut vivre heureux dans une grotte avec pratiquement rien, une riche épouse pourra être désespérée. A chacun de choisir en sa conscience et responsabilité la voie de sa propre dignité. Ce sera elle qui bâtira le souvenir immortel qui demeurera après son trépas, cette noblesse humaine et multiforme.

Quel respect pour les morts ?

La dignité humaine est essentiellement attachée à la personne vivante. Toutefois un droit particulier s’étend aux morts humains, celui de la dignité du souvenir. La mémoire est considérée comme l’assise de la culture et de la volonté d’une nation. Vénérer les morts n’est pourtant pas le but, mais bien de garder un souvenir qui doit encourager les vivants eux-aussi à agir, à se démarquer des passés criminels ou indignes, à s’inspirer des dignités immortelles des créateurs, des sages et des héros. La dignité du souvenir est liée à la capacité à mettre un nom, un événement, des faits, sur une tombe, un vestige. Le devoir de respect de la dignité du souvenir disparaît quand la mémoire de la personne en tant qu’individu s’estompe. En pratique, il faut compter une période de l’ordre de deux à trois siècles pour que soit admis de détruire d’anciennes sépultures, les ossements et restes étant dès lors considérés comme des choses vidées de souvenir et par là, de possibles objets scientifiques.

Quelle dignité pour les embryons ?

Tant qu’ils ne sont pas viables, les embryons ne sont pas bénéficiaires des moindres droits. Artland les considère comme des extensions du corps de la mère et c’est à elle seule de choisir ce qu’il peut advenir de ce qui est issu d’elle, que ce soit dans le cadre d’un avortement ou de récupération des embryons à des fins de recherches scientifiques.

Dignité humaine et mort

Comme la mort est une issue inéluctable de la vie, Artland ne considère pas le fait de devoir mourir, ou de choisir de mourir, ou encore de tuer dans certaines conditions, comme nécessairement contraire à la dignité humaine.

En d’autres termes, la peine de mort doit être rare et solidement étayée par un état de nécessité social, de même la guerre. Seule la survie de la société, de la nation peut assurer la protection et la garantie des droits individuels à la dignité humaine, en conséquent, protéger le pays est une nécessité supérieure et agir pour le servir est un choix digne, individuellement et collectivement. De fait, la peine de mort n'est appliquée actuellement dans le pays qu'en cas de meurtre en récidive.
Dans la même logique, le suicide et l’euthanasie sont admis dans des conditions strictes visant à éviter toute dérive passionnelle nécessairement grave car ces actes sont irrémédiables.
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Re: Civ - Artland

Message : # 22158Message Iris
26 juil. 2013, 21:41

Concernant Artland et le reste du monde, un rapide panorama :

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