[PEC] - BOTTTOS Chap V - Jusqu'au commencement

Campagne de Crépuscule (2010-2013)
darkbaron
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Re: [PEC] - BOTTTOS Chap V - Jusqu'au commencement

Message : # 22986Message darkbaron
11 août 2013, 23:55

Maig n'eut pas grand chose à dire à Armis. Elle n'était plus actuellement plus trop en état de penser : le choc de toutes ces révélations était bien trop grand et il lui fallait du temps afin de digérer toutes ces informations. En ce moment, elle se noyait dans une mer de confusion et se demandait quand on allait lui laisser le temps de respirer. Visiblement, ce n'était pas encore le cas, à son plus grand regret. Oh, elle n'était pas mécontente d'être là et d'apprendre la vérité sur ses origines, loin de là... Seulement, elle avait l'impression de suivre un cours accéléré et... C'était quelque peu perturbant, elle devait le reconnaître. En somme, c'était plus ou moins tout ce qu'elle avait à dire sur son expérience. Pour le moment, elle avait encore besoin de temps et de recul avant d'exprimer un avis plus posé.

En plus, voilà qu'elle faisait la connaissance de plusieurs Tuatha, dont Morrigan... La Morrigan ! La fameuse Morrigan, celle dont elle s'était en partie inspirée pour son alter ego scénique, Deahtlicious Morrigan ! Celle dont elle portait donc le nom sur scène à chaque concert... Tiens, d'ailleurs, en y réfléchissant, que devait donc penser la véritable Morrigan de tout cela ? Elle ne savait pas si elle avait vraiment envie de le savoir. La ténébreuse Morrigan n'avait pas la réputation d'être une femme particulièrement tendre... Elle comptait donc éviter d'aborder le sujet de sa vie d'artiste et de l'emprunt de son nom.

Du coup, que pouvait-elle bien demander ? Oui, elle était une Bansidh, mais encore ? Finalement, une question lui vint à l'esprit... Après quelques instants de réflexion, elle demanda donc, non sans une certaine hésitation, craignant tout particulièrement de déplaire à Morrigan :

"En tant que Bansidh, quels sont exactement mes pouvoirs ? En dehors d'avoir des visions de mort ?"

Crépuscule
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Re: [PEC] - BOTTTOS Chap V - Jusqu'au commencement

Message : # 23333Message Crépuscule
14 août 2013, 21:39

Dans la salle d'audience


darkbaron a écrit :"En tant que Bansidh, quels sont exactement mes pouvoirs ? En dehors d'avoir des visions de mort ?"

Bien que Marianne voulu répondre, Morrigan prit la parole :

"Tes dons sont bien plus grands que tu ne l'imagines, chère avatar mortellement délicieuse.
Oui, contrairement à la plupart des Aes Sidhe, je continue à observer l'Autre Monde, il a tellement changer que nous serions totalement perdus si nous revenions, mais il faut croire que le Destin a été bien tissé vu que cela ne peut être. En revanche, tu es tout adaptée à ce monde, et avec tes dons, tu pourras y obtenir tout ce que tu voudras.

Nous avons hérité de nôtre ancêtre humaine le don de la voix et de notre ancêtre divin, le don de l'eau. L'alliance des deux nous permet de réduire le voile entre les mondes, et dans les conditions propices, de le traverser.

Apprend de Marianne, elle t'enseignera à user de tous les talents de ta voix, car au delà de percevoir la fin du fil de vie de chacun, tu peux affecter les être en leur coeur et leur esprit, et oeuvrer sur leurs pensées."


*******

Dans la salle circulaire

Iris a écrit :Lucrèce et la physique ou la métaphysique... ce n'était pas trop ça...

" Excusez-moi, mais je ne suis pas très intelligente, je vous l'ai dit... je ne suis pas sûre de comprendre toutes ces histoires de nœuds et de ficelle effilochée..."

" D'où sort la vision de Maig ? De l'avenir peu fissuré mais complètement emmêlé ?"

"Les visions des Bansidhs sont, malgré mes nombreuses tentatives de les comprendre, un mystère à mes yeux, et Morrigan ne m'a jamais apporté ses lumières. Je pourrai supposer qu'elles voient les fils d'un futur qui se serait déjà réalisé et aurait déjà créé un noeud dans le passé, ce qui serait une vision de ce qui a été, mais de mon point de vue, ce ne peut être une vision du nouveau futur, cela reste seulement une probabilité, si les conditions se renouvellent à l'identique."

Iris a écrit : " On parle des dons anormaux de cet enfant ?... A vous entendre, il est une calamité à venir, en plus de coûter ma vie et celle de Luther !"

" Si l'enfant ne naît pas... qui disparaîtra ? Concrètement, selon A ou B, qui vit et qui meurt ? "

"Je ne peux dire ce qui sera, c'est à mon sens impossible, je peux seulement estimer le risque que l'histoire se reproduise et qu'un peuple tel que les Ethoriens voit le jour de nouveau dans votre futur, un peuple qui a détruit de nombreuses civilisations. Sans cet enfant, ce risque ne sera pas, mais en revanche, cela causera un nouveau paradoxe, impactant l'origine même d'un des premiers noeuds. Je ne connais pas avec exactitude tous les fils mélés dans notre passé, mais toute personne qui serait issue d'une union devenue paradoxale dans son passé pourrait perdre l'essence même de sa vie comme cela est arrivé aux éthoriens encore présent dans notre fil."

Iris a écrit : " Si j'ai bien compris, là, j'ai déjà tué les Ethoriens ici... mais ceux d'une autre dimension, d'un autre fil débarquent pour sauver leurs cousins ? "

" D'un côté j'ai déjà exterminé un peuple entier... et l'homme que... enfin... Luther... je suis... un monstre... et si je laisse mon enfant exister, il sera pire que moi..."

" De l'autre je détruis le lien entre les mondes et le nouveau monde sera sans éthorien, c'est ça ? A quoi est-il censé ressembler ? Et les Ethoriens de l'autre dimension, ils restent tranquilles, c'est juste qu'ils ne débarquent pas ? "

" Je pense... que le mieux est que ni moi ni cet enfant n'existent. Nous sommes déjà les meurtriers de milliards de personnes, ça suffit comme ça."

...

"Tu n'es pas la cause de tout cela, ni même ton enfant, il n'est que l'objet de la perversion d'êtres guidés par la conquête et un besoin de pouvoir toujours plus grand.


L'éthorien a fait un choix, et cela a causé une nouvelle déchirure dans le fil du temps, il ne t'a pas demandé ton avis.


Et si tu cherches vraiment des coupables, alors tu les as devant toi, car tu n'as pas responsable de ce que tu es, une fille de Myrddin, et ceci est à l'origine du fait que ton enfant sera unique. Et c'est nous qui avons créé Myrddin, espérant qu'il serait celui qui nous délivrerai de nos propres erreurs. Tu n'as pas à t'en vouloir pour quelque chose dont tu as hérité."
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Message : # 23339Message Iris
14 août 2013, 22:10

Lucrèce commençait à avoir mal à la tête :

" Je résume.
  • mon enfant coûtera ma vie autant qu'il a coûté celle de son père et son destin est d'être manipulé par les éthoriens
  • s'il n'existe pas, je tue des milliers, au moins, de personnes
  • ce merdier n'est pas ma faute, mais on me laisse quand même le choix d'un génocide


" Il n'y a aucune solution.

" Quoi que je fasse, je suis coincée. Soit j'accouche d'un enfant dont je ne veux pas et qui me tuera ; soit j'avorte et je tue des milliers d'innocents, tous ceux qui ont eu le malheur d'être influencé par les éthoriens dans leur passé. Je tuerais des gens que je connais... dont le pauvre Grayson...

" Vous avez créé une situation abominable, quoi que je fasse je suis un monstre.

" Vous voulez vous flageller ? Ma vie est un enfer grâce à vous, oui. Et même mieux, maintenant, je sais que je ne pourrais pas supporter de vivre en tuant tous les gens liés aux Ethoriens, et je mourrais de toute façon dans l'autre version du futur ! JE VOUS HAIS !"

" J'ai le choix entre mourir et mourir. Dans les deux cas en étant la cause de catastrophes !"

" Auteur d'un génocide dans un cas, mère d'un enfant qui sera exploité par tout le monde et vivra un enfer comme moi aujourd'hui !"

" J'aurais mieux fait de me tuer avant de venir ici ! C'est pire que ce que je craignais ! C'est toujours pire ! "


... dans son état, Lucrèce n'en a rien à cirer de Myrdin, elle voit seulement qu'elle créera le malheur quoi qu'il arrive. A part se suicider aujourd'hui même, elle n'a aucune perspective.
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Message : # 23375Message Iris
15 août 2013, 09:34

Lucrèce comprenait que sa vie était dépourvue de sens, elle n'était qu'un instrument manipulé par des puissances qui avaient joué à créer ses ancêtres, et maintenant, elle était leur dernier jouet en date, qu'ils avaient secoué, frappé, fracassé, brisé, piétiné... Ils avaient vaguement pitié d'elle, sans doute autant qu'un enfant a pitié d'un insecte dont il se rend compte que ses jeux cruels ont pratiquement tué.

Elle ne choisit pas pour elle : sa vie est de toute façon vouée à n'être que l'esclave des idées saugrenues des puissances. Si elle avait un enfant, de Luther ou de quiconque d'ailleurs, il porterait lui aussi le sceau de cette servitude du sang qui la reliait à des dieux incapables de bien agir, jouant à faire des expériences douteuses...

" Puisque vous ne voulez pas me détruire, puisque vous n'avez même pas la décence de m'aider sérieusement, en vous mouillant pour faire une vraie proposition et vous impliquer après tout ce que vous avez fait, alors même que vous vous dites responsables, je n'ai plus rien à faire que partir d'ici."

" SOYEZ MAUDIT ! JE VOUDRAIS QUE TOUTE L'HORREUR QUE JE VIS RETOMBE SUR VOS TÊTES !"

Et de retourner en larmes, avec une mine affreuse dans la salle d'audience :

" C'est bon, j'ai ce que je voulais savoir, sortez moi de là !"

A Zoréo et Armis, ton fort, entre cris de rages et sanglots, histoire que tout soit clair pour tout le monde : " C'est encore pire que ce que j'imaginais. Si j'ai l'enfant, je mourrais et lui sera volé par les Ethoriens d'une dimension parallèle décidés à reprendre ce monde, et cet enfant sera le monstre hybride dont ils ont besoin pour y parvenir ! Si j'avorte, tous ceux liés par le sang aux Ethoriens mourront, et donc pas mal d'humains qui n'avaient rien demandé, mais le monde sera délivré des Ethoriens pour toujours. Dans les deux cas je suis une abomination criminelle ! Nous voilà comblés, pas vrai ? Et ces fumiers me disent qu'ils sont désolés, c'est de leur faute, ils sont créés mon ancêtre, mais ils ne peuvent rien faire pour m'aider, pauvre petite chose maudite que je suis. Tous ceux de mon sang n'ont été créés que pour leur servir de jouet, de sujets d'expérience ! "

Et puisqu'elle n'était pas encore libérée : "Alors, la sortie, ça vient ? J'en ai soupé des dieux qui détruisent des vies et ne savent rien réparer ! Vous avez gagné, vous vouliez juste être débarrassés des Ethoriens, définitivement ? Au fond, ce qui m'arrive c'est bien pour vous, hein ? Je n'ai qu'à avorter, et hop, tous vos soucis millénaires disparaissent d'un coup de baguette magique, vos ancêtres n'auraient jamais été chassés de leur planète ! "

Du point de vue atlante, l'avortement de Lucrèce est la meilleure chose, puisque le drame qui les a frappé n'aura plus lieu !

" Je dois juste choisir entre deux races de psychopathes, les Ethoriens et les Atlantes. L'une ou l'autre vivra, l'autre sera détruite ! "

" TUEZ-MOI ! J'EN AI ASSEZ !"

" Et si vous ne le faites pas vous-mêmes parce que vous êtes trop lâches, je m'en chargerai !"

...
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Message : # 23516Message darkbaron
16 août 2013, 12:27

Maighread écouta Morrigan avec étonnement. Apparemment, ses capacités dépassaient tout ce qu'elle avait pu imaginer, même si elle ne les maîtrisait malheureusement pas encore assez pour y parvenir. Elle pouvait vraiment faire tout cela avec son chant ? Sa voix avait hérité de tels dons ? Elle avait un peu de mal à y croire... Pendant des années, elle n'avait été que la jeune mortelle Maig qui chantait, grimée comme une morte ou une figure gothique. Pas une seule seconde, elle n'aurait imaginé qu'il y avait une vraie bansidh derrière ce maquillage et ces vêtements qu'elle utilisait pour le show...

Encore sous le choc, elle répondit en se frottant la tempe :

"Et avec les pouvoirs viennent souvent des responsabilités, non ? N'aurai-je pas des missions à accomplir à votre service ? Des devoirs ?"

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Re: [PEC] - BOTTTOS Chap V - Jusqu'au commencement

Message : # 26231Message Crépuscule
24 sept. 2013, 00:02

"Tu n'a de de devoir que de profiter de ta liberté, de vivre ta vie, et quand ton temps sera venu, de nous rejoindre.

L..."


L'arrivée de Lucrèce furieuse coupa Morrigan. Zoréo vira rapidement à l'écarlate à l'écoute de Lucrèce, mais pour une fois, ce n'était pas sur Lucrèce qu'il allait pester, c'était sur Dagda qui arrivait calmement à la suite de Lucrèce :

"Non mais c'est quoi ces reliques ambulantes ? Qu'est ce que vous avez fait! Je vous amène ma Lucrèce pour qu'elle trouve la paix de l'esprit et vous, vous au lieu de désarmer la bombe végétale, vous lui mettez le compteur à 10 secondes de péter! Mais ... Mais ...VOUS ETES COMPLETEMENT CRETIN ! DIVINITES DE PACOTILLE! DEMIURGE INCONSCIENT! ETERNELS BOULETS! .

Lucrèce, arrêtes de dire des co***ries, on bouge!"


Les insultes de Zoréo semblaient glisser sur Dagda comme le fracas de l'eau sur le recif, il restait imperturbable, droit comme un piquet, seul son regard laissait voir un colère naissante, mais on pouvait deviner qu'il était plonger dans une série de questionnement complexe
Pour les curieux
Si je grille sur place ce microbe ... qu'elle est le pourcentage de chance que Lucrèce change d'avis ?
Armis était près du trône, à côté de Nuada a qui tenait l'épée et la regardait avec un étrange regard, un mélange de désir et de peur. Il s'était retourné à l'arrivée de Lucrèce, puis avait jeté un coup d'oeil interrogateur à Nuada, le questionnant silencieusement, partagé sur ce qu'il devait faire, visiblement, il craignait déplaire à Nuada, alors qu'intérieurement, il souhaitait rejoindre Lucrèce.

C'est alors que la salle s'assombrit, la luminosité omniprésente de l'extérieur, filtrée à travers les parois de glace, semblait s'atténuer, prenant la teinte du crépuscule, baignant les lieux dans une ambiance violacée. Des bruits de pas, lourds, s'approchaient, un groupe de personne. Surgissant de l'ombre qui s'était formée dans l'arche d'un des couloirs, un homme à la peau noircie, âgé mais robuste, aux longs cheveux blancs, s'avança dans la salle d'audience. Il portait une massue, il était évident que c'était un guerrier mais les runes ogamiques qu'il portait en pendentif et son allure de druide pouvait laisser comprendre que la magie était aussi son domaine.

Il était accompagné de trois hommes en armure d'ébène ... enfin, difficile de définir si c'était des hommes, là où aurait dû se trouver leur tête, seule une fumée écarlate s'échappait de l'armure. Maig' comprit qu'il s'agissait de Dullahan, des cavaliers sans tête, sinistres annonciateurs de mort.

"J'arrive à temps, je suis vexé mon frère (à l'adresse de Dagda), que tu ne m'ai pas convié ... qu'espérais-tu ? Je m'oppose à ce que tu la laisse partir. Nous savons très bien ce qui se passera si tu lui laisse le choix, je ne vais pas te laisser commettre de nouveau la même erreur. Puisqu'elle est prête à mourir, alors je l'exaucerai, cela n'a que trop durer."

C'était trop pour Armis, il avait fait promis de la protéger, et toutes les promesses de Nuada ne feront pas plier son honneur, il ne pouvait les laisser décider de la vie de Lucrèce comme ça. Armis fit un mouvement du bras, comme un revers, en direction des nouveaux arrivants, mais la surprise se lut sur son visage car rien ne se produisit, il venait de crier "Lucrèce" .. mais sa stupéfaction le coupa.

Dagda intervint :

"Inutile de t'épuiser jeune Atlante, je comprends ton comportement, mais ne commet pas l'erreur de vouloir te battre. Ici, tout ce qui t'entoure ne réponds qu'à mon contrôle.

Ogme, ce n'est pas à toi de prendre cette décision."


Ogme lança un regard noir à Armis, puis repondit

" Je n'attendrais pas un millénaire de plus, et toi nous plus, tu n'en auras pas la force, tu le sais. Il est temps d'assurer la gloire de notre peuple, nous ne sommes pas à notre place ici, n'oublie pas les voeux que nous avons fait autrefois."

Dagda s'était de nouveau plongé dans une silencieuse réflexion, les mots d'Ogme semblait semer le trouble en lui.


Armis saisit l'inattention de Nuada, attentif à la réponse de Dagda tardant à venir, pour saisir l'épée. Cette dernière s'illumina avec intensité.

"Je ne peux peut être rien, mais elle, elle le peut!"

Il frappe alors le sol avec force, brisant le sol. Tout le palais est parcouru par une forte secousse. Depuis l'impact de l'épée, le sol se fissura, fendant la pièce en deux, séparant d'un côté Maig, Lucrèce, Zoréo et Marianne, et de l'autre les Atlantes.

Voyant son oeuvre en train de faiblir et échappant à son contrôle, pour la première fois, le visage de Dagda laissa échapper une émotion, une expression de colère l'avait parcouru. L'instant d'après, il était de nouveau concentré, exerçant visiblement ses forces pour ressouder le bâtiment. Armis s'était écarté de Nuada et s'était mis en garde alors que Ogme s'approchait de lui, massue à la main.

Zoréo, cria à Lucrèce de la suivre sans histoire et d'arrêter ses délires. Si nécessaire, il employera les grands moyens pour sortir d'ici.

Maig de son côté, entendit la voix de Morrigan dans sa tête.

"Tu as bien un devoir à tenir, tu dois protéger l'enfant à naître, tu feras tout ce que tu peux pour qu'il vive.
Dagda et les autres ne comprennent rien au caneva complexe du Destin, cet enfant doit naitre pour préserver l'équilibre, il est celui qui fera pencher la balance face à cet autre avenir d'où sont venus ceux qui vous ont attaqués et qui maîtrise trop bien les voyages en dehors des fils. Fuyez maintenant! Je vais vous aider."

Je vous laisse réagir un peu
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Message : # 26240Message Iris
24 sept. 2013, 09:20

Crépuscule a écrit :Pour les curieux - Si je grille sur place ce microbe ... qu'elle est le pourcentage de chance que Lucrèce change d'avis ?

... ça la ferait juste partir et se trucider ailleurs... possiblement après avoir lancé un chaos végétal sur le monde... De toutes façons, il n'y a rien à tirer de Lucrèce dans son état : elle compte mourir quoi qu'il arrive.
Lucrèce considéra sans réagir Zoréo qui s'énervait. Cette tête de mule croyait qu'il y avait encore quelque chose à sauver ? C'était vain. Parce qu'il l'aimait, il refusait de croire l'horrible vérité : tout était perdu. En tous cas, Lucrèce ne jouait plus, elle n'irait plus de cauchemar en cauchemars.
Ogme a écrit :"J'arrive à temps, je suis vexé mon frère (à l'adresse de Dagda), que tu ne m'ai pas convié ... qu'espérais-tu ? Je m'oppose à ce que tu la laisse partir. Nous savons très bien ce qui se passera si tu lui laisse le choix, je ne vais pas te laisser commettre de nouveau la même erreur. Puisqu'elle est prête à mourir, alors je l'exaucerai, cela n'a que trop durer."
Enfin quelqu'un d'honnête et de sérieux, qui avait l'air d'assumer qu'il était une enflure, vérité que les autres n'assumaient pas.
Ogme a écrit :" Je n'attendrais pas un millénaire de plus, et toi nous plus, tu n'en auras pas la force, tu le sais. Il est temps d'assurer la gloire de notre peuple, nous ne sommes pas à notre place ici, n'oublie pas les voeux que nous avons fait autrefois."
Sourire mauvais de Lucrèce. Voilà, c'était bien ça. Elle servait de jouet, de pantin pour les créateurs de sa lignée qui avait espéré qu'elle exterminât leurs ennemis, voilà, c'était fait, plus qu'à la détruire pour confirmer que tout était pour le mieux et l'affaire serait réglée. Marionnette jetable avait rempli son usage, plus qu'à la détruire. De toute façon, si ce n'était pas le cas, le monde serait horrible quand même et son enfant serait utilisés par des gens d'une autre dimension. Mourir maintenant, c'était bien. Enfin, "bien", ce mot ne pouvait plus s'appliquer à sa vie depuis un moment déjà, mais au moins c'était "moins mal".

Lucrèce fit face et attendit l'exécution sans plus bouger, laissant les autres se disputer. Quelle blague, ils n'étaient pas concernés et se mêlaient tous de la vie minable et vaine d'un instrument qui pour son malheur était doté d'une conscience qui lui permettait de souffrir chaque jour davantage.
Armis a écrit :"Je ne peux peut être rien, mais elle, elle le peut!"

Il frappe alors le sol avec force, brisant le sol. Tout le palais est parcouru par une forte secousse. Depuis l'impact de l'épée, le sol se fissura, fendant la pièce en deux, séparant d'un côté Maig, Lucrèce, Zoréo et Marianne, et de l'autre les Atlantes.
Contrariée, alors qu'elle se préparait à recevoir le coup qui la tuerait proprement, et mettrait un terme à tout cela, elle constata qu'un emmerdeur avait décidé d'ajouter un nouvel épisode à son cauchemar. Pourquoi ne voulaient-ils pas comprendre ? Peut-être qu'Armis n'avait pas encore assez souffert pour accepter que la mort était la moins mauvaise solution ? ... En tous cas, ce n'était pas sympa de sa part, après ça, elle allait devoir se suicider d'une manière certainement plus douloureuse que ce qui aurait pu l'achever directement ici.
Zoréo a écrit :Zoréo, cria à Lucrèce de la suivre sans histoire et d'arrêter ses délires.
" Ce n'est ni ta vie, ni ta mort. Ce n'est pas toi qui porte un enfant de l'apocalypse, pas toi qu'on utilise et manipule sans arrêt, pas toi qui vit un cauchemar qui ne s'arrête jamais..."

Pas sûre que Zoréo ait écouté la moitié de ce qu'elle disait. En tous cas, elle ne bougeait pas, et son expression sombre en plus du contenu de ce qu'elle disait signalait probablement que l'intention de mettre fin à ses jours ne l'avait pas quittée.

...
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Re: [PEC] - BOTTTOS Chap V - Jusqu'au commencement

Message : # 26523Message darkbaron
29 sept. 2013, 12:50

Actuellement, Maig n'avait plus aucune certitude, à l'exception d'une seule : celle de ne strictement rien comprendre à la situation. Elle avait beau y réfléchir, elle n'arrivait pas à trouver la logique et la cohérence derrière les événements. Elle venait à peine d'arriver dans le monde surnaturel et tout le monde lui semblait déjà furieusement instable... Franchement, cela promettait pour la suite ! Elle avait envie de fuir et d'oublier tout cela.

On avait évoqué une histoire grave, puis on était passé à une exécution potentielle avant de finir sur le chaos et, enfin, la fuite...

N'écoutant que son instinct, Maig ne se fit d'ailleurs pas prier. Comme on pouvait s'en douter, elle n'avait franchement pas envie de rester sur place et de risquer la mort ou elle ne savait quoi d'autre... Néanmoins, un obstacle de taille l'empêcha de se précipiter vers la sortie. En effet, Lucrèce désirait apparemment mourir : elle ne bougeait pas alors que certains désiraient l'exécuter. Bon sang, elle était vraiment pénible ! Ce n'était pas le moment...

La jeune femme se tourna vers la suicidaire et lui jeta un regard mauvais en criant, furieuse :

"Tu es idiote ou quoi ? Certains veulent te voir morte et tu obéis ! Le destin est ce qu'on en fait ! Tu crois vraiment que j'ai choisi de voir des gens mourir dès que je chante et d'être associée à la mort et à la souffrance ? Non, je suis ainsi et je l'assume ! Je n'ai eu que peu de visions et j'ignore si je suis en mesure de changer le cours du Destin car je n'ai pas eu l'occasion d'agir dans ce sens, mais je veux croire en l'espoir. Le sacrifice est le choix des lâches et des idiots qui sont incapables d'entrevoir une autre solution. Si tu es meilleure qu'eux, bats-toi et vis pour leur prouver que rien n'est immuable !"

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Re: [PEC] - BOTTTOS Chap V - Jusqu'au commencement

Message : # 26528Message Iris
29 sept. 2013, 13:12

Partant du principe que nul ne pouvait comprendre ce qu'elle vivait, et qu'il n'y a pas si longtemps, Maig lui expliquait que porter l'enfant de l'apocalypse ne risquait pas de lui arriver à elle, Lucrèce renonça à répondre. De toute façon quoi qu'elle fasse, ce serait critiqué par les uns ou les autres.

Donc maintenant, on en venait à juger le seul choix qui lui restait ? Celui de se débarrasser de cette vie qui n'était qu'une suite sans fin de souffrances ?

Critiquer le fait qu'elle soit enceinte et maintenant sa décision d'en finir ? ... décidément Maig était une personne pétrie de morale.


... si vraiment on s'avisait de l'empêcher d'agir, le résultat ne serait pas joli à voir... la violence qu'elle était prête à retourner contre elle finirait par l'être contre tous ceux qui s'avisaient de se mêler de sa vie ou de se trouver simplement sur son passage. Elle créerait un chaos végétal hostile pour que le monde ressemble à l'immensité de la douleur et du désarroi qu'elle connaissait, et elle risquait fort de passer plus de temps comme buse, bête sauvage et rapace, que comme humaine. De toute façon, elle n'était rien d'autre qu'un jouet de puissances supérieures et tout le monde se piquait d'avoir un avis à sa place sans le moindre respect pour sa souffrance, ignorant l'atrocité d'avoir déjà génocidé un peuple entier, des millions, voire des milliards de personnes... dont l'homme qu'elle aimait...

Alors non, elle n'acceptait plus la moindre critique ou jugement. Personne ne savait ce qu'elle vivait. Personne n'avait le droit de lui interdire de trouver enfin la paix dans le Néant.
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Re: Inaction

Message : # 26577Message Crépuscule
30 sept. 2013, 00:38

Iris a écrit : Ce n'est ni ta vie, ni ta mort. Ce n'est pas toi qui porte un enfant de l'apocalypse, pas toi qu'on utilise et manipule sans arrêt, pas toi qui vit un cauchemar qui ne s'arrête jamais..."

Pas sûre que Zoréo ait écouté la moitié de ce qu'elle disait. En tous cas, elle ne bougeait pas, et son expression sombre en plus du contenu de ce qu'elle disait signalait probablement que l'intention de mettre fin à ses jours ne l'avait pas quittée.

...
Zoréo
"On a pas le temps d'y aller par quatre chemin, tu es bouleversée, et ..." Zoréo se retrouva sur l'épaule de Lucrèce et un nuage de poussière scintillante volait déjà devant les yeux de Lucrèce, elle put entendre la fin de sa phrase, alors que sa vue se troublait. "... tes pensées sont tourmentées, je ne te laisserai pas décider pour ta vie dans un tel état."

La poudre de rêve plongea Lucrèce au pays des songes, loin des tourments de ses pensées, loin à une époque où elle n'était qu'Alice, où ses grimaces faisaient rires son frère dans son berceau, tandis que leur mère les regardait avec tendresse, venant embrasser Alice sur le haut du crâne, posant ses mains sur ses épaules puis la serrant contre elle, l'inondant de tout son amour maternel. Alice relevait la tête, la visage de sa mère était pour elle celui d'un ange, ses cheveux blonds luisant sous la lumière . C'était un de ces moments de paix et d'amour, de ceux qu'aucun sortilège ne peux effacer.

Pendant ce temps, Zoréo dit à Maig de soutenir Lucrèce et de la sortir de là. Le korrigan posa sa main sur la jambe et elle sentit un flux d'énergie se propager en elle. Lucrèce lui sembla dès lors particulièrement légère.

Les Dullahans avaient franchis la crevasse que Dagda réduisait, reconsolidant son palais. L'un d'eux avait sorti un fouet ayant l'aspect d'une colonne vertébrale, mais trop sombre pour être fait d'os, tandis qu'un autre tendait son bras vers eux. Il portait un objet étrange qui englobait son bras et sa main, l'arme était façonné de manière tout aussi macabre, en forme de côtes autour du bras et la partie tenue par le poing se terminait telle un crâne. Des orbites, une lueur bleutée naissait et un tir d'une sorte de plasma bleutée fusa vers Lucrèce, Maig et Zoréo. La chanteuse se rappella des armes de leurs poursuivants de sa vision, et avec une lègère anticipation, elle s'écarta de la trajectoire du tir.

Il fallait fuir et elle entraîna Lucrèce avec elle vers la sortie. A peine avait elle fait quelques pas qu'elle eut la sensation de passer à travers une surface aqueuse, et l'instant d'après, ses pieds foulaient l'herbe grasse juste devant le temple de pierres levées par où ils étaient arrivés. La voix de Morrigan retentit de nouveau dans sa tête.

"Je vous ouvre le passage, passez vite, je tenterai de les retenir."

Zoréo était avec elle, mais pas de trace d'Armis, ni de sa grand-mère. Les ombres se répandaient depuis les profondeurs au delà des falaises. La haute pierre au centre du cromlech luisait légèrement, sa surface n'était pas solide, ondulant comme la surface d'une eau troublée.


Le passage fut tout autant perturbante qu'à l'aller. Ils lévitèrent un moment, leur chute ralentit par l'attraction de l'Autre Monde, mais l'atterissage fut tout de même un peu brusque, et Maig se retrouva sous Lucrèce.

Il faisait nuit, et l'air était assez frais, et humide, une légère brume recouvrait le Tor. Maig se sentait assez mal, l'équivalent d'une gueule de bois multipliée au centuple. Le faisceau d'une lampe-torche semblait s'approcher. Une voix d'homme appella :

"Il y a quelqu'un?"

Une silhouette se dessina dans l'ombre d'une des arches, l'homme les éclairait à présent

"Lucrèce!"

L'agent Norton se précipita près des deux jeunes filles. Il ne semblait plus blessé et était mal rasé.

"C'est dingue, c'est bien vous ... depuis le temps, j'ai cru que je ne vous reverrai jamais."

Maig constata soudain que ses ongles étaient en train de pousser à vu d'oeil, devenant particulièrement long, et ses cheveux faisaient de même (et je vous passerai le détail du reste de la pilosité)... elle aurait pu croire à un mauvais trip si elle n'avait pas croisé le regard éberlué de Ben Norton. Lucrèce subissait le même effet, à l'exception que son ventre aussi augmentait à vue d'oeil.

C'est à peu près à ce moment là que Lucrèce fut tirée de ses doux songes par un dur retour à la réalité. Un forte douleur au ventre.
MJ:Warhammer, MektonZ
PJ:[AdC] Agent Irish

Ainsi que d'innombrables PJ sacrifiés sur l'autel de la Fortune, Impératrice des Mondes ...

Verrouillé